Presse Agrume

Les subprimes pour les nuls

novembre 4, 2008 par Julien  
Catégorie Tribune libre

Introduction
Par quel mécanisme une telle crise a-t-elle pu se produire ? Qu’elles en sont les causes ? Je me rend compte qu’autour de moi beaucoup l’ignorent. Ce billet n’a pas pour but d’être un exposé complet sur les raisons de cette crise majeure, mais d’en expliquer les principaux rouages, simplement.

Au début
La principale cause de la crise, les crédits immobiliers à taux variables pratiqués sur le sol américain envers les ménages les plus modestes. Un politique menée dans le but de faire accéder le plus de monde à la propriété, et des organismes de financement trop peux regardant. En quelques années se sont des millions d’américains qui ont profité de ces crédits, mais les intérêts ont augmentés, et ce sont près de 3 millions d’américains qui se sont retrouvés en incapacité de paiement.

La propagation de la crise
Mais comment la crise a-t-elle pu se propager à toute l’économie ? En fait le mécanisme est relativement simple. John, et sa femme Catie décident de devenir propriétaires. N’ayant pas les revenus suffisant, ils payent leur maison à crédit, comme plusieurs millions d’autres américains. Et des centaines de milliers fois des millions ça fait beaucoup. Mais les choses n’en reste pas la. La banque Risk and Brothers a avancé 300 000$ à John. A terme elle espère empocher 340 000$. Mais comme beaucoup de monde demande des prêts, la banque décide de revendre ses créances sur le marché, de manière à pouvoir répondre à la demande. Ainsi, un fond de pension en Alaska comme plein d’autre ailleurs rachète les créances à la banque pour un peu plus cher que la valeur du prêt, en espérant en retirer un certain pécule tout les mois.

Récapitulons : John à emprunté 300 000$ et profite de la maison de ses rêves. La banque à vendu cette créance 320 000$ à un fond de pension qui espère assurer ainsi un paquet de retraites… Mais les taux grimpent, le fond commence à se frotter les mains, quand tout le monde se rend compte que John n’a pas de quoi payer autant…

…Et la c’est la crise.

John ne peut pas payer la banque, la banque ne peut pas payer ceux qui lui ont rachetés ces créances. Et comme il y a des millions de Johns, les beaux milliards de bénéfices affichés l’année dernières sont partis en fumé.

Les conséquences
John se retrouve à la rue, les marchés s’affolent, des centaines de milliards manquent à l’appel. On pleure, on geindre, on gémit, et les plus libéraux d’entre les libéraux en demande à l’aide de l’état.

Aux États-Unis le gouvernement rachète les créances douteuses, en France l’État emprunte pour prêter ensuite aux banques à un taux plus élevé, ce qui n’est pas une mauvaise option.

La crise a quand même eu le temps de toucher l’économie réelle alors qu’on aurait probablement pu réagir bien plus tôt. Des centaines de milliers d’expulsions, des vagues de licenciements (voir les chiffres de Techcrunch seulement pour le secteur IT). Mais les financiers seront en tirer les leçons :

“Quand on déconne, l’état est la”.

Note : comme précisé en introduction cet article n’est qu’une description très simplifiée, voir simpliste de ce qu’il c’est passé, qui ne fait que survoler la situation. Les choses sont plus complexes que cela, même si schématiquement c’est à peu de détails près ce qu’il s’est passé.

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