Pirates of Silicon Valley
J’ai récemment eu le plaisir de voir “Pirates of Silicon Valley”, excellent téléfilm américain de 1999 qui décrit l’histoire d’Apple et Microsoft entre les années 70 et 90.
Ce téléfilm, relativement peu connu en France, retranscrit de façon assez fidèle comment Bill Gates et Steve Jobs ont réussis à amener l’informatique dans les foyers et comment les dirigeants d’IBM, Xerox, et Hewlett Packard ont laissés passer la manne fantastique de l’ordinateur personnel.
Des moments historiques de la micro-informatique sont fidèlement mis en scène : IBM qui accepte de payer une licence d’exploitation du futur DOS de Microsoft que ces derniers ne possèdent pas encore mais rachèteront une bouché de pain quelques jours plus tard, les dirigeants de Xerox qui se passent de mains en mains une des premières souris avec un air dubitatif*, ou encore ceux d’Hewlett qui ne voient pas le potentiel des premières machines d’Apple.
Autant qu’un film, “Pirate of Silicon Valley” est un documentaire. Un documentaire passionnant.
*Le cas de Xerox est un peut plus complexe en réalité. Les premières ébauches d’interface graphique viennent du Stanford Research Institute. Ce n’est que deux ans plus tard que les ingénieurs de Xerox au courant de ces travaux mettront au point leur interface, qui n’aura malheureusement pas le succès mérité. Mais les dirigeants de Xerox n’étaient pas à l’époque à une bourde prêt : en 1982 John Warnock et Chuck Geschke développeront chez eux un langage de description pour imprimante qui ne recevra aucune attention de la boite. Il démissionneront pour fonder leur propre entreprise, une certaine Adobe.
Je ne résiste pas au plaisir de terminer ce post par quelques images d’époque :
Bill Gates et la conduite automobile.
Xerox en avance sur son temps.

Microsoft au complet en 1978, l'entreprise s'est un peu agrandi depuis.
Apple et la santé de Steve Jobs
Il aura suffit d’un article publié sur iReport de CNN (Journal citoyen du célèbre média), pour que le cour de l’action Apple chute de 10 points en quelques minutes.

Cette information faisait état du malaise cardiaque de Steve Jobs, le CEO d’Apple.
Ce n’est pas la première fois que les médias publient de fausses informations sur sa santé. Déjà en Aout, Bloomberg avait par erreur mis en ligne sa nécrologie. On peut s’inquiéter que le cour d’une action, soit autant lié à la forme physique d’un seul homme, aussi charismatique et talentueux soit-il.